Cérémonie commémorative du 17 août

 

Cérémonie du 17 août 1944

Les communes du Bousquet d’Orb et de La Tour sur Orb, ont rendu hommage aux victimes des combats du 17 août 1944. Une cérémonie qui cette année a vu un rassemblement plus restreint par le contexte du coronavirus, limité en nombre de participants, se déroulant sans harmonie musicale et le traditionnel vin d’honneur annulé. Au pied de chaque stèle, en présence des anciens combattants et de l’assemblée présente, une gerbe a été déposée, une minute de silence observée, les élus ont prononcé un discours en rappelant les faits tragiques de cet épisode local au cours de la seconde guerre mondiale.

 

 

Le combat du Bousquet d’Orb en référence au « Patriote de l’Hérault  du 04 septembre 1944.

« Dans l’après -midi du 17 août 1944, deux camions d’allemands armés se dirigent vers le Bousquet d’Orb. Ils passent sans encombre à La Tour, ils passent au Ruffas … Mais sur le pont de la mine, le maquis veille. Sept hommes sont là servant deux fusils mitrailleurs. Il importe à nos gars de laisser venir à portée le deuxième camion allemand pour pouvoir tenir sous leur feu les deux véhicules à la fois. Le premier camion est à 50m, le deuxième à 100m. Les fusils mitrailleurs crachent… Le tir est si bien ajusté qu’à la première rafale les deux camions sont stoppés : pneus crevés, conducteurs blessés ou morts. La confusion règne chez l’ennemi affolé, il abandonne les camions, non sans perdre beaucoup de monde et se réfugie sur les bas- côtés de la route. Mais les munitions sont demeurées sur le premier véhicule exposé au feu de nos soldats. Les allemands obligent sous la menace de leurs armes, Mme Maria Gonzalès (épouse Martinez), 26 ans, à enlever pour eux les munitions ; frappée par nos balles, elle s’affaisse aussitôt. Les allemands refluent alors vers le Ruffas ; là, furieux d’être tombés dans l’embuscade, ils tirent à tort et à travers, brûlent et détruisent. C’est ainsi que Mme Fabien, 74 ans, est tuée d’un coup de feu traversant ses volets ; Mme Nougaret Germaine, 35 ans et sa fille, 10 ans, sont blessées toutes deux ; la maison de Mr Maloché est incendiée et entièrement détruite ; le mobilier de la famille Nougaret est détruit ; le café est mis au pillage. Les gars du pont de la mine tirent toujours, pendant deux heures ils soutiennent le combat contre 120 allemands furieux. Cependant les camarades arrivent, des armes automatiques judicieusement placées prennent les rues du Ruffas en enfilade ; les allemands n’ont plus qu’un chemin de repli… le lit du torrent qui mène à la rivière ; ils s’y précipitent pour traverser l’Orb, mais là encore une surprise les attend : les Regmington desgars arrivés en renfort et qui occupent les positions dominant le fleuve. Beaucoup d’allemands tombent…leur désarroi est tel qu’à cet endroit on retrouvera plus tard un fusil mitrailleur et un mortier ennemi. Refoulés par les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) , voici les allemands dispersés dans les vignes des alentours de Véreilhes… Des renforts, eux-mêmes diminués par l’intervention au-dessus de La Tour, des gars de Graissessac et Camplong nous parviennent. La nuit vient… Les allemands rompent le combat… ».

On ne peut pas passer sous silence les exactions commises par la troupe d’occupation qui, avant de se retirer définitivement, massacra quelques paisibles civils du hameau de Véreilhes. Le combat se poursuivit dans la montée du col de Pétafy et jusqu’aux abords de Puimisson, laissant derrière lui de nombreux morts.